Plan Particulier d’Intervention

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PLAN PARTICULIER D’INTERVENTION

1. Qu’est-ce qu’un PPI ?

Le Plan Particulier d’Intervention est un plan de secours spécifique à une installation (site Seveso seuil haut ou grands barrages par exemple). Il fait partie du dispositif ORSEC et sa mise en œuvre et son élaboration relèvent du Préfet. Ce plan vise la protection des populations, des biens et de l’environnement et prévoit notamment en ce sens l’application de mesures « réflexes » autour de l’installation en cas de danger (alerte, bouclage routier, application d’une consigne de comportement…). Le périmètre de ce plan est défini en tenant compte du scénario majorant (le plus défavorable) de l’étude de danger réalisée par la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL).

En cas d’accident sur une installation, l’exploitant est en charge de lancer l’alerte et demander la mise en œuvre du PPI au Préfet. Ce dernier s’appuie sur l’exploitant, les services acteurs du PPI, les communes et les médias pour la bonne mise en oeuvre du plan. Mais il s’appuie également sur la population et les établissements riverains qui doivent connaître et appliquer les consignes « réflexes » de comportement.

2. L’alerte de la population

Lorsque l’alerte est lancée, les sirènes du système national d’alerte émettent un signal caractéristique. Si vous y prêtez attention, vous pouvez entendre ce signal tous les premiers mercredis de chaque mois à l’occasion du test mensuel. À l’entente de ce signal et si vous êtes situé dans le périmètre d’un PPI, appliquez la consigne préconisée : ÉVACUATION ou CONFINEMENT en fonction du site.

3. l’information Préventive

L’exploitant et les mairies ont chacun un rôle à jouer en termes d’information préventive. L’exploitant doit produire une plaquette informative à destination de la population. Il la met à disposition de la mairie qui en assure la distribution. D’autres actions sont possibles à l’initiative de l’exploitant, de la mairie (portes ouvertes, réunions d’information, porte-à-porte, participation à un exercice, etc).

ESSAI MENSUEL DE LA SIRÈNE D’ALERTE (SAIP)

Quelques informations concernant le système d’alerte et d’information des populations (SAIP) :

Les sirènes d’alerte implantées sur le territoire national qui sonnent pour essai le premier mercredi de chaque mois, à midi, datent de l’ancien réseau national d’alerte (RNA). Ce réseau a été mis en place à partir de 1948 pour faire face à une attaque aérienne. Le vieillissement du réseau et l’évolution des risques ont nécessité une modernisation de l’alerte. C’est pourquoi le ministère de l’Intérieur procède actuellement au déploiement du système d’alerte et d’information des populations. La mise en place de ce nouveau système a été l’occasion de revoir l’implantation des sirènes afin de mieux prendre en compte les nouvelles natures de risques et répondre de manière plus pertinente aux besoins actuels de la population.

Qu’est ce que le système d’alerte et d’information des populations (SAIP) :

Le SAIP est un ensemble d’outils (dont font partie les sirènes) qui permet la diffusion d’un signal ou d’un message par les autorités lors d’un évènement d’une particulière gravité ou en situation de crise (catastrophe naturelle ou industrielle, attentat terroriste), aux personnes qui sont susceptibles d’en subir les effets. Son déclenchement est de la compétence du maire et du préfet, voire du ministère de l’Intérieur. Le SAIP mobilise plusieurs vecteurs d’alerte et d’information de la population : sirènes, notification via l’application mobile SAIP, service de diffusion de l’alerte à des opérateurs relayant avec leurs propres moyens ces informations (notamment panneaux à messages variables et radios). Pour ce qui concerne les sirènes, le déploiement du SAIP consiste à raccorder des sirènes existantes à ce système et à en installer des nouvelles. Dans le département de la Haute-Garonne, ce sont 135 sirènes (51 existantes et 84 nouvelles) qui seront raccordées au SAIP. Le déploiement est en cours. A cette occasion des essais sonores ont lieu à chaque raccordement d’une sirène au SAIP.

Rappel des consignes générales de comportement en cas d’alerte :

Au signal il faut :

  • Rejoindre sans délai un local clos, de préférence sans fenêtre, en bouchant si possible soigneusement les ouvertures (fentes, portes, aérations, cheminées…)
  • Arrêter climatisation, chauffage et ventilation
  • Se mettre à l’écoute de la radio

Ce qu’il ne faut pas faire :

  • Rester dans son véhicule
  • Aller chercher les enfants à l’école (les enseignants se chargent de leur sécurité)
  • Téléphoner (les réseaux doivent rester disponibles pour les secours)
  • Rester près de vitres
  • Ouvrir les fenêtres pour savoir ce qui se passe dehors
  • Allumer une quelconque flamme (risque d’explosion)
  • Quitter l’abri sans consigne des autorités.

Des consignes spécifiques sont également applicables pour chaque risque : par exemple, en cas de risque de rupture de barrage, il faut rejoindre un point haut de la commune. Dans tous les cas, il faut suivre les consignes des autorités.

Rappel des caractéristiques du signal national d’alerte :

  • Le signal d’alerte : 3 séquences d’1 minute et 41 secondes, séparées par un silence
  • Le signal de fin d’alerte : son continu de 30 secondes
  • Les essais mensuels : 1 séquence d’1 minute et 41 seconde le premier mercredi de chaque mois à midi.